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Politique - octobre 30, 2019

Désillusion : le sous-préfet d’Ebolowa annule à la dernière minute la manifestation du MRC

Pour motiver sa décision, André Francis Obam, évoque la menace  de trouble à l’ordre public.  

A quoi joue André Francis Obam, sous-préfet de l’arrondissement d’Ebolowa II ? Il vient d’interdire la marche pacifique du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de ce 1er novembre 2019 au stade municipal d’Ebolowa. Alors qu’il avait, dans un premier temps, donné son accord au MRC de manifester publiquement.

Le jeu trouble du RDPC

Tout comme le MRC, le Rassemblement du peuple camerounais (RDPC) a vu également sa manifestation annuler. Les deux formations politiques avaient opté pour  le même jour et  même site. C’est-à-dire le stade de Nko’ovos très connu du public.

Pour expliquer sa décision, le sous-préfet brandit la « menace  de trouble à l’ordre public ».  En effet, la présence du MRC et du RDPC pourrait entrainer entre autres  des tensions, provocations. Voire des affrontements entre les deux camps.

Le but de la marche

La manifestation publique du MRC avait pour but de présenter au public les nouveaux responsables de ladite localité. En particulier Sam Séverin Ango, la nouvelle recrue du MRC et fils du terroir.  Elle avait aussi comme objectif d’installer les militants nouvellement recrutés depuis quelques semaines en concertation avec les populations.A lire aussiCrise anglophone: les environnementalistes craignent pour l’avenir des espèces menacées d’extinction, alors que la population envahit les forêts

Ce énième refus conforte l’idée selon laquelle Yaoundé cherche museler les partis politiques d’opposition. A cet effet, le MRC n’a plus eu la possibilité de tenir librement des manifestions publiques. Les autorités administratives mentionnent, à chaque fois comme motif, le risque de trouble à l’ordre public. C’est pour les mêmes prétextes que les marches blanches du MRC avaient été toutes interdites dans la ville de Douala.

Bravant ces interdictions, les cadres du parti avaient marché dans la ville de Douala.  Ce qui leur avait valu plusieurs mois de détention.

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