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Politique - avril 16, 2019

Des recommandations sur la manière dont le vivre-ensemble peut favoriser l’unité nationale envoyées à Biya

Des membres de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, une trentaine d’experts de renom en matière de consolidation de la paix et de résolution des conflits et d’autres parties prenantes ont transmis au président de la République, Paul Biya, des recommandations sur la manière dont le concept de vivre ensemble peut favoriser l’unité nationale au Cameroun.

Ces recommandations ont été formulées le 11 avril à l’issue d’une journée de réflexion sur le concept du « vivre ensemble au Cameroun » organisée à l’hôtel Yaoundé Mont Fébé par le groupe de travail « Vivre-ensemble » de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme.

En ouvrant le forum en présence des ministres Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt des Arts et de la culture et Georges Elanga Obam de la Décentralisation et du Développement local, le président de la Commission, Peter Mafany Musonge, a expliqué que l’objectif de la séance de réflexion était de creuser le concept de vivre ensemble parce qu’il n’est pas facile à comprendre et varie d’un endroit à l’autre. La notion de vivre-ensemble respecte la tradition africaine de fraternité, de paix, de tolérance et de compréhension.

De plus, en ce moment particulier, des actions négatives se poursuivent, notamment sur les réseaux sociaux. Ces problèmes doivent être résolus. Peter Mafany Musonge a critiqué l’utilisation croissante du langage de la haine sur les réseaux sociaux alors que les gens sont stigmatisés par des appellations comme « sardinard » ou « tontinard ».

« Nous sommes tous des Camerounais, nous appartenons tous à ce pays. Comme vous le savez déjà, notre pays est depuis quelque temps confronté à des troubles sociaux complexes et diversifiés et à des problèmes de sécurité qui frappent de plus en plus à ses portes. Permettez-moi de citer ces exemples que vous connaissez tous: les attaques terroristes perpétrées depuis 2014 dans le nord du pays par la secte islamique Boko Haram et ses complices; la ramification des revendications syndicales de certains enseignants et avocats des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, transformées en mouvements sécessionnistes et terroristes, ou mieux encore, la prédominance des tendances ethniques dans nos activités quotidiennes et la recrudescence des discours de haine dans notre pays. Ces bouleversements ont des effets désastreux sur la paix et la stabilité, si chers à notre pays. Face à ces préoccupations majeures, le chef de l’Etat, S.E Paul Biya, a pris des mesures appropriées pour maintenir la paix et la stabilité au Cameroun. »

Une présentation du professeur Kisito Forbi sur la vie commune; la définition, le cadre politique, juridique et institutionnel a ouvert la séance de réflexion. Les professeurs Mpoche Kisitus et Charly Gabriel Mbock ont ​​également présenté des exposés qui ont donné lieu à d’intenses réflexions et à des recommandations qui seront transmises au Chef de l’Etat.

Par Salma Amadore | Actucameroun.com

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