Home Société Cameroun – Drame au Lycée de Deïdo: Les autorités boycottent les obsèques du jeune Tsanou Blériot Rosmann
Société - 2 semaines ago

Cameroun – Drame au Lycée de Deïdo: Les autorités boycottent les obsèques du jeune Tsanou Blériot Rosmann

Seuls les proches, camarades de classe et quelques curieux ont pris part à la levée de corps de cet adolescent de 17 ans à la morgue de l’hôpital de district de Deïdo.

Blériot Rosmann Tsanou repose désormais depuis le  samedi  6 avril 2019, dans son village à Fongo Tongo dans le département de la Menoua, région de l’Ouest. Avant cette  étape, la mise en bière de l’adolescent de 17 ans brutalement  arraché à la vie le 29 mars dernier au lycée bilingue de Deïdo par son camarade, alors qu’il était venu prendre son bulletin de notes de fin de deuxième trimestre, s’est déroulée  le 5 avril à la morgue de l’hôpital de district de Deïdo à Douala.

«L’atmosphère est lourde. De plus, tristesse et désolation se lisent sur les visages. Famille, amis et camarades de Blériot Rosmann Tsanou sont là. Des inconnus aussi. Vêtus de noir pour la grande majorité, tous sont venus rendre un dernier hommage à Blériot Rosmann Tsanou», rapporte le quotidien Mutations dans son édition en kiosque ce 8 avril 2019.

Les camarades de classe de Tamanoir, comme on l’appelait affectueusement, sont venus lui rendre un dernier hommage. «Arrivés à bord d’un tricycle et arborant des Kaba (grandes robes) en tissu pagne pleurent leur compagnon à leur façon. Par petits groupes, certaines dames chantent en langue locale. Non sans esquisser quelques pas de danse au passage», peut-on lire dans le journal.

Les yeux bouffis de larmes, les proches de Tamanoir sont toujours sous le choc, une semaine après la survenue du drame. «Ça fait très mal. Je suis toujours sous le choc. Surtout à cause des circonstances dans lesquelles mon neveu est décédé», explique l’un de ses oncles

Egalement présents à la morgue, de nombreux curieux. «Je ne le connaissais pas. Je ne connais non plus sa famille. Mais je tenais à être ici pour assister cette famille si durement éprouvée. Je suis une mère. Je n’ose pas imaginer la douleur de ses parents», confie Odile Mbezele, les yeux voilés de larmes à nos confrères.

Une levée de corps  qui s’est déroulée «sans l’ombre d’une autorité administrative», précise le journal.

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